
Organisé en juillet 2009, le Grenelle de la Mer connaît ses premières applications concrètes. Nicolas Sarkozy a annoncé l'installation d'éoliennes off shore sur cinq sites, en Bretagne et en Normandie. Selon la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, « on lance, à la fin du mois de mai, l'appel d'offres sur l'éolien off-shore ».
Face au développement important du secteur des éoliennes en mer à l'échelle mondiale, dont les prévisions laissent entendre, très rapidement, une multiplication par 5 de la puissance actuelle, la France doit rattraper son retard face aux sérieux concurrents que sont aujourd'hui l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, produisant respectivement 15000, 5000 et 4000 MW.
Il faut espérer qu'elle ne souffrira pas du manque d'investissement, déjà responsable de son retard sur l'éolien terrestre.
Une chose est sûre : la France pourra s'appuyer sur ses vastes étendues marines, pour profiter de son haut potentiel éolien. Déjà, elle occupe la seconde place européenne pour l'exploitation de l'énergie hydrolienne, grâce à sa puissance installée, évaluée entre 2,5 et 3,5 GW.
L'Hexagone est longtemps resté le leader mondial de l'exploitation de l'énergie produite par les marées, grâce à l'usine de la Rance (située entre Saint Malo et Dinard), qui produisait en 2009 à elle seule 90 % de la production mondiale annuelle.
Toutefois la France a concédé cette première place en 2011, avec l'inauguration cette année-là de l'usine de Sihwa en Corée du sud, avec une puissance installée de 254 MW (contre 240 pour l'usine de Rance).
La France peut également jouer un rôle dans l'énergie thermique des mers, mais aussi dans celle des gradients de salinité encore peu développée (énergie produite grâce à la différence de concentration de sel entre l'eau d'un fleuve et la mer, lorsque que le 1er se jette dans celle-ci), ou dans l'énergie des vagues.
Pour la mise en œuvre et l'exploitation de toutes ces ressources, il est impératif de structurer la filière au niveau des pouvoirs publics et notamment des collectivités territoriales. Il est en effet nécessaire de coordonner les acteurs, de subventionner les programmes de recherche, de réduire certains coûts de production encore élevés et d'identifier les sites propices à leur exploitation.
Rédacteur : Patricia Imbert, Index Energies
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Grenelle de la Mer : 1ères mesures en faveur des éoliennes en mer» ?
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