Les atouts du lombricompostage
Ils se comptent par dizaines : Outre le fait qu'il constitue un moyen 100% naturel et écologique de traiter ses déchets organiques quotidiens, il est notamment adaptable au lieu d’habitation; il est sans odeur ni danger; il constitue un facteur de croissance et d’autosuffisance du sol. Il permet également d'aérer et complexifier la structure du sol et de retenir l'eau.
En comparaison avec le compostage traditionnel, il est trois fois plus rapide (2 à 3 mois contre 6 à 8), et demande très peu de gestion. Son impact sur l’environnement est inégalable. Enfin moins de déchets, c'est moins de poubelles à relever, et moins d'opérations d'incinération.
Le choix des vers
Tous les vers ne sont pas utilisables dans le compostage : les acteurs du lombricompostage sont des vers de surface qui vivent, au maximum, à 10 cm de profondeur, et répondent à deux critères principaux :
- Une reproduction rapide : un lombric, vivant quasiment en surface, est soumis à la prédation. Par instinct de conservation, un seul ver peut ainsi engendrer une progéniture de 500 enfants en un an.
- La nourriture : un lombric « de surface » se nourrit de matières décomposées et fraîches jusqu’à une fois leur poids par jour.
Le lombricompostage est donc confié à deux espèces de vers, généralement associés dans le lombricomposteur :
- L’Eisenia Foetida ou « ver du fumier » : un ver rouge tigré de gris ou de jaune, qui mange prioritairement les matières en décomposition.
- L’Eisenia Andreï ou « ver de Californie » : un ver rouge qui privilégie les matières fraîches.
Les autres habitants utiles du lombricomposteur
Parallèlement aux vers utilisés pour les compostages, d’autres insectes font leur apparition :
- Les collemboles : présents en grande quantité dans la plupart des lombricomposteurs, ces petits insectes blancs de deux millimètres se nourrissent des matières organiques en décomposition et ne présentent aucun danger pour les vers.
- Les acariens : participant au processus de dégradation, ces petits êtres vivants ne sont pas rares au sein des lombricomposteurs et ne posent pas de problèmes particuliers à son fonctionnement.
- Les vers enchytreides: si vous constatez l’apparition de ces vers blancs de deux centimètres, cela signifie que le milieu est légèrement trop acide.
Consultez également notre l'article comment bien utiliser et gérer son lombricomposteur. - Les moucherons : leur présence n’est pas un problème mais peut se révéler gênante si votre installation est à l’intérieur. Pour en limiter la prolifération, il faut bien aérer le lombricomposteur et l’assécher en ajoutant davantage de papiers et de cartons.
L’environnement de travail : le lombricomposteur
Les lombricomposteurs peuvent être de natures diverses (en bois, en plastique, en frigolite) soit achetés, soit fabriqués soi-même. Dans tous les cas, ils doivent respecter quelques règles essentielles pour fonctionner :
- Placé de préférence à l’intérieur, le lombricomposteur doit être installé dans un endroit calme, aéré et sombre.
- La température de la pièce qui l’accueille doit se situer entre 15 et 25°C pour que les vers se sentent bien. Placé à l’extérieur, sachez qu’aux basses températures, les lombrics survivront en se réfugiant dans la terre, mais aussi que les gelées risquent de leur être fatales.
- Un couvercle micro-aéré empêche l’intrusion d’insectes et de rongeurs.
Pour plus d'infos pour une installation, voir l'article installer et mettre en oeuvre un lombricomposteur chez soi.
Le détail du processus
Dans le container, placez des cartons humides au fond du bac, introduisez les vers et mettez un peu de matière organique, à raison du double du poids des vers. Par exemple, pour 500 grammes de vers, un kilo de matières organiques.
Les lombrics de compostage apprécient les aliments après 2 ou 3 semaines de décomposition; aussi, ne vous étonnez pas s’ils ne mangent pas, pendant les premières semaines. Ajoutez ensuite des déchets frais, tout en veillant à ce qu’ils ne pourrissent pas (responsables de mauvaises odeurs).
Ces conditions réalisées, le lombricompostage doit être performant à partir du deuxième mois, lorsque les vers auront pris leurs habitudes et leur rythme.
Le compost obtenu
Avant de récolter le compost, il faut s’assurer que ce dernier soit mûr : il doit se présenter comme du terreau, de couleur noire et à l’aspect grumeleux sans traces de déchets ni des vers. En moyenne, il faut attendre 4 à 6 mois, en fonction de la nature de vos déchets.
Comme le compost obtenu est très humide, il s’agit, dans un premier temps, de le sécher ou de le mélanger à une terre sèche. Riche en micro-organismes, il est préférable de l’utiliser dans les six mois pour des semis ou dans de nouvelles ou anciennes jardinières.
Comme tout organisme vivant, il est fortement conseillé de trouver une solution de maintenance lors de vos départs en vacances, afin d’assurer une continuité dans l’alimentation du lombricomposteur.
Au pire, les vers peuvent vivre 3 à 4 semaines sans vous. Mais, à votre image, leur rendement sera celui de vers « en vacances ».
Enfin voici une petite vidéo résumant les avantages à pratiquer le lombricompostage :
Rédacteur : Arnaud Bouvard
, Index Energies
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Lombricompostage : un recyclage écologique des déchets organiques» ? 90% des lecteurs (sur 100) ont aimé cet article, sur la base de 10 votants. |
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